Éliminer les bactéries (à long terme) augmente les « maladies » parodontales

 

Étude clinique de l’Université de Lomma Linda : en éliminant la quasi-totalité des bactéries, les poches gingivales continuent à augmenter.

Allain Bougrain-Dubourg

Allain Bougrain-Dubourg

« Si nous ne sauvons pas le vivant qui nous entoure, c’est l’espèce humaine qui est menacée ». Alain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de Protection des Oiseaux, a fait cette remarque sur Europe 1 le 30 septembre 2014, en rapport avec les 52% d’animaux supprimés par l’Homme.

Suivant cette logique, je souhaite rebondir : si nous ne sauvons pas notre écosystème buccal (flore buccale), c’est notre santé bucco-dentaire qui est menacée. À une époque où le lobby des laboratoires pharmaceutiques nous vend toutes sortes de dentifrices et bains de bouche antibactériens pour détruite totalement notre écosystème buccal (j’appelle ça la mode « Canard w.c. » !), il est important de remettre en avant une étude qui en révèle l’inutilité sur le long terme. Elle a été financée par le Dr Philippe Guy Woog, inventeur de la première brosse à dents électrique en 1953.

Note importante avant de lire cet article : 

J’insiste bien sur l’importance de retirer intégralement le tartre sur les parties visibles et sous la gencive. Certaines bactéries très agressives ne peuvent être éliminées autrement que par la photothérapie dynamique (le laser assisté) sans quoi il est impossible de soigner certaines parodontoses. L’usage d’antibactérien pendant le traitement est parfois nécessaire et cet article ne doit pas en faire oublier l’utilité. Plus vous attendrez pour retirer ce tartre plus il s’installera en profondeur jusqu’à la racine ce qui rendra son éradication difficile, fragilisera l’os alvéolaire et réduira même vos chances de poser un jour un implant (car plus assez d’os). Ensuite, après avoir fait un bilan complet de l’état de votre parodonte, si votre hygiène bucco-dentaire est correcte (que vous utilisez un jet et une brosse de bonne qualité) alors cet article permet de déterminer l’intérêt réel, à long terme, des antibactériens à large spectre.

Irrigations antibactériennes des poches profondes, compléments de la thérapeutique parodontale non chirurgicale, irrigations quotidiennes.

Ecosystème buccale Broxo Orabrush

Article publié dans le Journal de la parodontologie clinique, 1985
(envoyé sur demande si vous êtes abonnés à ma lettre d’information)

Cette étude a été menée pour poursuivre d’autres études initiales sur le rôle des bactéries, dont l’objectif était, pour la plupart, de savoir si les interventions cliniques et microbiennes associées avec une thérapie non chirurgicale pouvaient avoir un impact sur les dents et les gencives suivant l’usage de solution antiseptique (pour éliminer les bactéries).

Cette étude a été réalisée sur 14 patients volontaires : 6 femmes et 8 hommes de 40 à 70 ans, tous présentant la particularité d’avoir une parodontologie chronique. On ne leur a donné aucune instruction concernant le brossage des dents quotidien. Ils ont ensuite été divisés en groupe suivant la réaction de leurs gencives aux différents soins ; ces groupes se sont ensuite vus attribuer différents produits pour l’irrigation : une irrigation à 2 % de chlorhexidine (antibactériens), et l’autre groupe sans irrigation. Ils se sont fait eux-mêmes une irrigation par jour, et leurs bouches étaient ensuite contrôlées une fois toutes les deux semaines. Des mesures cliniques ont été réalisées une semaine avant le test, et ensuite lors de la semaine 12 et la semaine 24. On y vérifiait l’absence ou la présence de plaque dentaire et de saignements. À cela on ajoute l’analyse de spirochète (bactéries parasites sources de maladies parfois graves ou mortelles) : on évalue leur présence dans les échantillons.

La chlorhexidine détruit toutes les bactéries et tout ce qui se trouvent dans la flore buccale. En conclusion de cette étude, que les patients aient reçu une injection de chlorhexidine ou non, cela ne joue aucun rôle bénéfique sur les gencives. Cette étude est fondamentale. Cela prouve que même sans bactérie, les problèmes de récession des gencives continuent. La présence de bactéries dans la bouche est normale, elles ne sont pas toutes mauvaises, et on ne peut pas tuer les mauvaises sans tuer les bonnes.

homéostasie Broxodent Broxo Orabrush

Cette étude déplaît à certains, issus pour la plupart d’écoles de médecine et n’ayant pas suivi de cursus consacré aux études microbiennes. Ils tendent à nous faire croire que les antibiotiques et autres substances sont le remède à nos problèmes bucco-dentaires. Mais comme le prouve cette étude, éliminer les bactéries n’est pas la solution : il faut contrer les habitudes modernes, à savoir manger de la nourriture molle et raffinée.

L’acte de croquer est indispensable à une bonne santé des gencives. Le Dr Woog (inventeur de la première brosse à dents électrique) s’exprimant sur le sujet a un jour répondu « ce n’est pas en déposant quelques goutes de chlorhexidine sur la peau que vous obtiendrez un ventre plat et de beaux abdominaux !». De la même manière, ce n’est pas avec un bain de bouche et en caressant notre gencive délicatement avec des brins extra souples uniquement du rouge vers le blanc, que nous sortirons vainqueur de notre parodontologie chronique ! C’est une évidence qu’il est temps de voir en 2015 ! Ce n’est plus une théorie, depuis 60 ans, c’est un fait.

108 études ont démontré l’effet positif de la prophylaxie Broxo, proposé par le Dr Woog, pour soigner et prévenir les maladies parodontales. Parmi ces études, 2 doctorats de docteurs en médecine ont prouvé qu’avec la BROXODENT, les saignements des gencives cessent en 8 jours en cas de gingivite, et en 30 jours en cas de parodontose. Ainsi, cela permet à la récession des gencives de cesser et au parodonte de se renforcer durablement.

Pour un rétablissement complet et durable de notre écosystème bucco-dentaire, il est nécessaire de se soigner à la source, c.-à-d. par une alimentation saine et équilibrée, vivante et non morte (à l’aide de la cuisson vapeur douce ou d’un extracteur de jus). « L’alimentation est la première médecine ». Pour en savoir plus, nous vous encourageons vivement à suivre les recommandations du Professeur Henri Joyeux dans la dernière édition de son livre « Changez d’alimentation ». Voici quelques vidéos pour faire connaissance avec le professeur Joyeux :

Changer d'alimentation_Henri Joyeux_Broxo_homéostasie

Il faut revenir aux choses simples, au bon sens. La méthode du Dr Woog est encore disponible aujourd’hui. Après 60 années d’existence, vous pourrez encore l’utiliser grâce à deux produits :

  1. La brosse à dents BROXO DENT.
  2. Le jet dentaire BROXO ORAJETS.

Les deux appareils respectent l’homéostasie et la santé des capillaires, surtout si leur utilisation est associée à des solutions naturelles, comme la gamme de dentifrice Weleda. En soin, laissez la brosse BROXO masser vos gencives (bouche fermée, la brossette est conçue pour) par exemple avec le sérum de René Quinton (plasma marin), le silicium organique, l’argent colloïdal…

L’avantage d’utiliser ce type de produit, c’est qu’ils respectent le vivant, vous pourrez l’avaler après le soin, ce qui n’est pas le cas des bains de bouche de Big Pharma qu’il faut recracher en raison de leurs nocivités pour l’organisme.

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Merci !

Sylvain RAVEAU


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6 thoughts on “Éliminer les bactéries (à long terme) augmente les « maladies » parodontales

  • Ping : Dr Woog – Interview de l'inventeur de la brosse à dents électrique

  • 1 octobre 2015 à 11 h 12 min
    Permalink
     

    Étude très intéressante et à faire connaître au maximum!

    Réponse
  • 26 octobre 2015 à 22 h 35 min
    Permalink
     

    Bonjour,
    Vos conclusions sont trop rapides. Il est bien connu que la flore bactérienne s’habitue à la CHX en 6 mois maximum, il se pourrait que l’on puisse avoir un effet bénéfique en utilisant une méthode ne produisant pas ou peu de sélection bactérienne, virale et fongique. Ce qui est dangereux c’est la déstabilisation de l’équilibre de la flore (comme avec les antibiotiques). C’est juste que les produits actuellement utilisés sont inappropriés à long terme puisqu’ils favorisent la sélection de souches et la résistance chimique.
    Idéalement il faudrait favoriser les « bons », mais c’est comme au niveau du système digestif, c’est bien complexe, on ne sait pas encore.

    Réponse
    • 27 octobre 2015 à 4 h 18 min
      Permalink
       

      Merci pour votre commentaire. Je ne refuse pas l’idée de l’intérêt (pour certaines bactéries pathogènes) d’un formatage de la flore. Ce formatage doit laisser place à une reconstruction homéostatique de cette flore. Cette étude et ses conclusions ne sont pas mes conclusions, elle est là pour ouvrir les yeux à ceux et celles qui prolongent les solutions antibactériennes pensant faire régresser la maladie parodontale. Prenons l’exemple d’un écosystème (votre jardin), imaginons que vous y mettiez le feu tous les jours dès qu’il y a la moindre repousse végétale, simplement parce que pour vous ça fait plus propre, plus lunaire (question de style !). En étant l’ennemie du vivant vous obtiendrez ce que l’agriculture intensive à fait de nos terres, un sol pauvre et sans vie qui ne peu plus ce régénéré et produire de la nourriture sans l’assistance des produits chimiques (engrais, pesticide). À l’inverse la diversité du vivant (avec des arbres et en quittant la monoculture) vous obtiendrez progressivement une terre riche et vivante, un territoire ou les nuisibles n’auront plus le succès qu’ils avaient en monoculture. Cette étude nous confirme cette évidence et ses conclusions ne sont pas truquées. Alors oui au formatage nécessaire (dans certains cas) mais non au prolongement abusif des solutions antibactériennes.

      Réponse

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